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blogabderahmane

Samedi 26 août 2006

 

 

Comité International de Soutien à Abderrahmane TLILI
     


         Les véritables raisons de son emprisonnement    


Nous avons reçu des centaines de mails, principalement de Tunisie et des Etats-Unis, de personnes qui s’interrogent sur les véritables raisons de l’emprisonnement de Abderrahmane TLILI . Nos interlocuteurs sont d’autant plus intrigués que Abderrahmane TLILI n’a jamais été présenté comme un opposant au régime tunisien. A la lecture de ces messages, nombreux sont ceux,  qui n’ont pas compris le message exact que le régime tunisien a voulu transmettre, à travers le cas Abderrahmane TLILI,  à tous les hommes et toutes les femmes politiques tunisiens tentés par la rébellion. 

Dans une série de communications nous nous attacherons  à expliciter cette situation.

Communication n°1 : Les fausses et les véritables raisons de son emprisonnement

Genève, 2 octobre 2006  

1-Les prétendues raisons d’appropriation des biens publics et l’abus d’influence

Cet argument avancé par le régime est fallacieux.  Personne n’ignore que l’appropriation des biens publics et l’abus d’influence sont des activités ordinaires au plus haut niveau de l’Etat en Tunisie. Parlez en à n’importe quel citoyen tunisien,  il vous le confirmera, c’est un secret de polichinelle. Nous vous renvoyions aux rapports de Transparency International http://www.transparency.ch/wfranz.

En réalité les choses sont plus simples. Lors de  préparation de sa candidature aux  élections présidentielles de 1999 et conformément à la législation tunisienne, Abderrahmane TLILI  a souhaité déclarer l’ensemble de ses biens.

Sa déclaration devait comprendre également  les biens qui font l’objet d’un litige devant la justice et qui ont servi de prétexte pour le mettre en prison. C’était la première dans l’histoire politique moderne de la Tunisie qu’un dirigeant tunisien  prenait une telle initiative.

Mais, son «ami» de  l’époque lui a amicalement conseillé «de ne pas être trop pointilleux notamment en ce qui concerne les biens qui peuvent éventuellement poser des problèmes ». Car, lui a-t-il suggéré, faire cela équivaudrait  a ouvrir la boite de pandore et «cela n’arrange personne en fin de compte». Sans commentaire.

 2-Les véritables raisons politiques   

Grâce à une stratégie politique, qui mêle habilité machiavélique et répression extrême, le régime tunisien a plus ou moins réussi, à créer un véritable  vide politique en  Tunisie. L’entreprise de domestication ou d’élimination des éléments de l’opposition, même les plus dociles, a été menée jusqu’au bout.

Connaissant ce système dans ces moindres détails,  Abderrahmane TLILI avait conscience des risques énormes de tout affrontement direct avec le régime. Il pariait  sur une évolution intrinsèque et progressive du système. Abderrahmane TLILI  était également habité par le souvenir des mésaventures de son père Ahmed Tlili.

Nourrit par l'expérience amère du père, syndicaliste et homme politique connu et respecté et qui a été brisé par le régime de Bourguiba, Abderrahmane TLILI agissait avec une prudence extrême. Il ne voulait tout simplement pas connaître le même sort que son père.

 Non violent et véritable patriote, il a mené, dans ce sens et durant les dernières années de sa vie d’homme libre, une activité politique très intense toute à fait honorable et légitime mais très discrète.   C’est là que résident les véritables raisons de son emprisonnement. 


 
 3- Un indice de taille :

Vers la fin du mois juillet 2003, soit quelques jours avant l’arrestation de Abderrahmane TLILI, le RCD (le parti est pouvoir) s’est réuni en congrès pour préparer les élections présidentielle de 2004.

 Prenant la parole juste après le chef de l’Etat, Abderrahmane TLILI  a préconisé la désignation d’un «candidat unique de l’opposition». Cette proposition a été lue par le régime comme un changement de stratégie.


 En effet, Abderrahmane TLILI ne souhaitait plus être le candidat uniquement de son parti.  Sachant que l’opposition est ultra majoritaire dans le pays, il considérait que  l’accord entre les différentes composantes de l’opposition tunisiennes pour un candidat unique constituerait un véritable défi pour le chef de l’état et la possibilité d’une véritable alternance

 Selon les propos de Abderrahmane TLILI, le chef l’Etat a compris le véritable sens de cette démarche. C’est la raison pour laquelle il a décidé de le mettre en prison. Si Abderrahmane TLILI avait accepté de se satisfaire d’une candidature de complaisance, pour légitimer une opération électorale sans risque pour le chef de l’Etat, il serait libre aujourd’hui.

Omar Khalassi et le Comité International de Soutien à Abderrahmane TLILI  vous souhaitent un Ramadan Karim

PS : Prière aux membres des services de s’abstenir de tout commentaire sur ce blog !

  
     

Comité International de Soutien à Abderrahmane TLILI


Appel à la solidarité avec le prisonnier politique tunisien  Abderrahmane TLILI


A la suite d’un procès plus que douteux,  le président tunisien  ZINE ABIDINE BEN a jeté en prison Monsieur Abderrahamane TLILI,  son concurrent aux élections présidentielles. 

Le crime de Monsieur Abderrahamane TLILI  est aux yeux de président Ben Ali est impardonnable : il a pris au sérieux ses droits politiques en se présentant aux élections présidentielles contre le chef de l’Etat en exercice.

Les accusations qui ont permis de condamner à la prison Monsieur Abderrahmane TlILI sont fallacieuses. En effet, s’il fallait mettre en prison tous les responsables tunisiens soupçonnés de mauvaise gestion ou d’acquisition de biens à l’étranger, la Tunisie, assisterait à un spectaculaire renouvellement de son personnel politique.

Toutes les données que nous possédons montrent d’une manière claire et sans aucune ambiguïté que les raisons de l’incarcération de Abderrahmane TlILI sont exclusivement politiques. Le reste n’a été qu’un prétexte. 


Convaincus que Abderrahmane Tlili a été victime d’une manipulation politico-judiciaire dont nous avons patiemment rassemblés l’ensemble des éléments, et suite aux nouvelles à propos de la dégradation très préoccupante de sa santé en prison, nous appelons les autorités tunisiennes à : 


- Libérer immédiatement Monsieur Abderrahmane TLILI
- Réviser son procès et reconnaître le caractère politique de    sa condamnation


Nous prions tous les ennemis de l’arbitraire et les amis de la liberté dans le monde de manifester leur soutien à Monsieur Abderrahmane TlILI en protestant auprès des autorités tunisiennes et en se mobilisant auprès des instances appropriées.

 

La libération de Monsieur Aderrahmane TlILI, sera sans aucun doute, un signe précieux pour tous les prisonniers politiques dans le monde.Nous sommes entièrement engagés, avec le soutien de très nombreuses organisations et personnalités à travers le monde, à maintenir la pression sur les autorités tunisiennes afin qu’elles mettent un terme à cette injustice. 
                                                                         Omar khalassi 

 


Lire la dépêche de l’AFP 

 

Un opposant se met en grève pour absence de soins, les autorités démentent (AFP) 

 AFP, samedi 15 juillet 2006

«Un opposant se met en grève pour absence de soins, les autorités démentent TUNIS - Un opposant et ancien candidat l’élection présidentielle en Tunisie, emprisonné depuis 2003, Aderrahmane Tlili, a entamé une grève de la faim pour protester contre une privation de soins médicaux, a annoncé samedi sa famille dans un communiqué.

Abderrahmane Tlili, 63 ans, ex-secrétaire général de l’Union Démocratique Unioniste (légal) a "commencé le 6 juillet une grève de la faim illimitée, en protestation contre la privation de soins médicaux dont il est victime", indique le communiqué transmis à l’AFP. 


 
Souffrant des suites d’un diabète, le détenu condamné pour abus de pouvoir et profit illicites alors qu’il était Pdg de l’Aviation civile et des Aéroports, "n’a pas été vu par un médecin spécialiste depuis près de trente mois", selon sa famille.

 

Son fils et deux de ses frères l’ont "trouvé très amaigri, se tenant difficilement debout et pouvant à peine articuler" lors d’une visite à la prison de Tunis le 13 juillet, a précisé Mustapha Tlili.

"Mon frère a cessé de s’alimenter alors qu’il est diabétique et doit être examiné par un spécialiste ou hospitalisé d’urgence", a-t-il ajouté. Les autorités tunisiennes ont indiqué samedi que M. Tlili purgeait sa peine dans "des conditions normales, jouissant des droits garantis par la loi à tous les détenus".

 

"Objet d’un suivi médical régulier, il a subi au cours des dernières 48 heures des examens qui ont montré un état de santé normal", a-t-on affirmé de source officielle. M. Tlili avait été, en 1999, l’un des deux opposants qui ont présenté leur candidature à la première élection présidentielle pluraliste en Tunisie.

 Incarcéré en septembre 2003, il a été condamné en juin 2004 à neuf ans de prison officiellement pour délits d’abus de pouvoir, profit illicite et non déclaration de biens  acquis à l’étranger. Son parti, une petite formation nationaliste, siège au parlement ». 
 
 AFP, samedi 15 juillet 2006
 

Par Omar khalassi
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Samedi 23 décembre 2006

 

 

 

«Abderahmane reste tranquille…, demain l’Eid tu seras libéré !»

 

En attendant cette hypothèque libération* nous présentons nos remerciements chaleureux ainsi que les excuses de la famille Tlili à  Maître Eric Dupond-Moretti. 

 

Les mœurs politiques du régime tunisien sont étranges et perverses. L’affaire du prisonnier politique tunisien Abderahmane Tlili est à cet égard exemplaire. Privé de sa liberté, parce que Ben Ali voyait en lui un concurrent politique sérieux, Abderahame Tlili ainsi que sa  famille sont désormais habitués aux tactiques des émissaires du président : des promesses de libération,  des gestes pour faire patienter et surtout des menaces. Chaque fois, le discours est toujours le même ; à l’approche d’une fête, d’une date importante, par exemple la fête nationale, les émissaires du président font des allusions, parfois ils le disent clairement : «Abderahmane sera libéré à la veille de la fête, mais patientez, surtout ne faites rien, pas de bruit, ni de plainte surtout à l’étranger … Sinon il ne sortira jamais». Les promesses n’engagent que ceux qui croient.

Le régime tunisien espère avant tout que cette affaire soit étouffée, que la presse internationale et les observateurs étrangers soient tenus à l’écart. Mais faire le silence autour de la souffrance quotidienne de Abderahame Tlili est aussi insupportable que criminel.

Le chantage affectif exercé avec cynisme par le régime tunisien a paralysé l’action de la famille de Abderahame Tlili, toute initiative de sa part est contrariée par les services tunisiens et présentée comme nuisible à la victime. Ne pas pouvoir se plaindre, ni se défendre ni lutter contre l’injustice est le rêve les plus intime de toutes les dictatures. Ben Ali va entrer dans les annales des sciences du pouvoir comme celui qui a réalisé ce rêve.  Le réveil sera d’autant plus dur.  

Nous profitons de cette communication pour exprimer notre reconnaissance et nos remerciements à maître Eric Dupont-Moretti qui s’est mobilisé, sans compter, pour cette affaire. Nous le remercions pour le temps précieux qu’il a consacré à la préparation de la défense de Abderahame Tlili. A travers sa personne nous présentons nos amitiés à la formidable équipe de juristes, d’interprètes et de journalistes/reporters qui devait l’accompagner pour défendre ce prisonnier politique.

Face à la dégradation inquiétante de la santé  de Abderahame Tlili, nous exigeons sa libération et nous insistons auprès des autorités tunisiennes, pour leur signifier que nous ferons tout pour que son procès soit révisé et que cette injustice soit levée le plutôt possible.

 

 

Omar Khalassi

*Nous sommes convaincus, que seule la pression sur le régime tunisien est susceptible de le pousser à libérer Abderahame Tlili. 

 

 

 

 

 

 

Par Omar khalassi
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Lundi 5 mars 2007

 

Un seul homme manque à la Tunisie et l’Etat dérive

 

 

Virginie, Etats-Unis, 

 26 février 2007

Si les séjours des hommes politiques tunisiens  dans les prisions du régime de Ben Ali  sont le plus souvent interminables, ils ont systématiquement eu un impact stérilisant et avilissant sur le système politique tunisien.   Mais l’emprisonnement  de Abderahmane Tlili qui dure depuis trois ans et demi a littéralement «porté la poisse» à Ben Ali : il a constitué pour lui, si l’on croit l’entourage du «très superstitieux» président, une véritable malédiction

 

En effet, Abderahmane Tlili a été la pièce maîtresse du régime pendant plus d’une décennie, il fut également l’homme de confiance  du président et son lien et émissaire le plus efficace pour le reste du monde, son absence a eu un triple effet négatif sur la Tunisie.

 

Sur le plan politique, L’Etat est au bord de l’effondrement, le cercle de «l’opposition de figurants sans visage» est incapable de fournir la moindre légitimité au régime, l’absence de  Abderahmane Tlili laisse voir le visage hideux de l’autoritarisme et du gouvernement d’un seul.

 

Economiquement, le pays s’est installé depuis plus de trois ans dans une crise sans précèdent. Les couches populaires et moyennes souffrent en silence de l’augmentation vertigineuse des prix  et de l’aggravation des difficultés quotidiennes.    

 

Enfin,  vu d’ici, ce qui inquiète les plus hauts responsables c’est la dégradation de la situation sécuritaire en Tunisie notamment après les affrontements armés du mois dernier. Les tentatives maladroites  du régime pour soustraire ces événements à la curiosité des medias ont été un effet dévastateur sur sa crédibilité. En effet, elles ont réduit à néant les prétendues «performances sécuritaires» du régime, minant ainsi la confiance aussi bien des milieux politiques que financiers étrangers dans son destin.       

 

            Sans Abderahmane Tlili l’Etat tunisien est paralysé, coupé du peuple et sans légitimité. Ce fils du peuple qui n’hésitait jamais a engager la conversation autour d’un simple sandwich avec les citoyens tunisiens les plus humbles était le mieux disposé à écouter et a comprendre les aspirations du peuple. Fils d’Ahmed Tlili, patriote et  l’un des pères fondateurs de la Tunisie moderne, Abderahmane Tlili n’avait, lui contrairement à d’autres,  rien à prouver.

 

            En effet, l’acharnement du régime à  dépouiller Abderahmane Tlili de ses biens est révélateur de la mentalité de parvenu qui fait la loi à Tunis et qui confond prééminence sociale, exemplarité avec les possessions  matérielles et le goût du luxe venu sur le tard.   

 

Pour nos fidèles lecteurs nous souhaitons faire une précision. Comme vous l’avez remarqué ce Blog est très visité, de très nombreux commentaires critiques rédigés par les services tunisiens présentent Abderahmane Tlili, non pas comme une véritable prisonnier politique qui gène le régime, mais comme  un vulgaire «voleur et un corrompu».

 

Mais ici, nous disposons  de plus d’informations sur la Tunisie que partout ailleurs. Nos amis ici, nous ont indiqué un moyen très simple pour avoir la liste complète des plus hauts responsables tunisiens qui sont en délicatesse avec les institutions financières et les banques internationales. Il suffit d’aller sur le site World Check* (Reducing Risk Through Intelligence) à l’adresse suivante http://www.world-check.com.  Vous ne serez pas déçu : la liste des plus hauts responsables tunisiens qui y figurent en bonne place est réellement impressionnante.  Mais pour les tunisiens cela  ne fait que confirmer ce qu’ils connaissent déjà et depuis très longtemps. Trop longtemps peut être !.

 

Omar Khalassi

Le Comité international de soutien Abderahmane Tlili

 

 

 *Ce site recense les «crimes financiers » et publie la liste de leurs auteurs ; il est consulté par toutes les grandes banques internationales avant de s’engager dans des opérations financières avec certains clients suspects. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Omar khalassi
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Vendredi 25 mai 2007

Le Juge, le Prisonnier et le Général

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pretoria, Afrique d Sud,  25 avril 2007

 

                        Chuchotant dans les couloirs du palais présidentiel à Tunis, des hommes prétendent avoir entendu dire que le Général-Président Ben Ali aurait envoyé un médecin (lui aussi un militaire) pour évaluer l’état de santé du prisonnier politique Abderrahmane TLILI, «Il n’est pas mourrant, il respire toujours» aurait dit le médecin militaire au Général-Président. Ce dernier aurait affirmé sans hésitation : «il restera donc en prison». 

Rien de nouveau à l’ombre des dictatures  sans  talents  ni imagination.

 

            Mais il semble que les visites répétées à Tunis d'un célèbre juge français spécialiste des affaires financières, ont terriblement inquiété les plus hautes autorités. On dit qu'il été accueilli par les intéressés avec un mélange de froideur de crainte et d’indifférence. Il faut dire que les instructions venant du palais ont été claires : éviter à tout prix tout contact entre le juge français et le prisonnier tunisien, car les conséquences de cette entrevue peuvent se révéler désastreuses pour la stratégie du régime tunisien.        

 

            La volonté du juge français de rouvrir le dossier du prisonnier politique Abderrahmane TLILI a mis les autorités tunisiennes dans le plus grand des embarras. En effet, par ce geste, il a exprimé sa méfiance vis-à-vis de la justice du pouvoir tunisien et a   jeté   la suspicion sur ses décisions. D’ailleurs, les atermoiements et les zigzags des responsables tunisiens lui ont fait dire   que Abderrahmane TLILI   n’a en réalité «rien à se reprocher» et qu’il s’agit bien d’une «affaire montée de toutes pièces» pour l’éloigner du pouvoir.  

 

            En effet, les rumeurs persistantes autour de la santé chancelante du Général-Président alimentent la guerre des clans à Tunis. Les prétendants à la succession du Général-Président sont nombreux mais cachent soigneusement leurs ambitions. Ils travaillent dans les coulisses... du palais. La libération de Abderrahmane TLILI est  susceptible de perturber  leurs stratégies occultes.  C’est la raison pour laquelle ils militent, presque tous, d’une manière active pour maintenir  Abderrahmane TLILI en prison.  Pour  contrarier leur manœuvres, il n’est pas impossible que  le général président procède prochainement à une redistribution des cartes !!!.    

 

            Enfin, parmi les très nombreux messages de soutien que nous avons reçu, celui Nelson Mandela est le plus symbolique de l’extension du domaine de la lutte contre la dictature en Tunisie. En souvenir de son ami de lutte Ahmed Tlili, père de  Abderrahmane TLILI,  Nelson Mandela nous a assuré qu’il dira bientôt un mot en faveur du prisonnier politique tunisien.    http://www.nelsonmandela.org/option=3&id=1&com_id=129&parent_id=129&com_task=1.

 

                         Omar Khalassi, pour  le Comité International de Soutien à Abderahmane Tlili

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Omar khalassi
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Jeudi 12 juillet 2007

 

 

 

Appel au Président de la République Nicolas Sarkozy

 

pour la libération de l’ex-candidat aux élections présidentielles tunisiennes  Abderrahmane Tlili à l’occasion de sa visite officielle en Tunisie.

 

Fontainebleau, 06 juillet 2006

 

Lors du dernier sommet du G8, le président Georges Bush a sollicité publiquement  son fidèle allié Housni Moubarak, président de l’Egypte, en lui demandant de libérer l’opposant Aymen Nour. Le crime de ce dernier est d’avoir osé se présenter  aux élections présidentielles dans son pays. 

 Nous ne  prenons, bien sûr, pas très au sérieux l’appel du Président Bush. En revanche nous espérons que le Président de la République Nicolas Sarkozy, promoteur de l’Union Méditerranéenne et défenseur des valeurs républicaines,  pourra briser  le mur du silence autour de l’opposant tunisien Abderrahmane TLILI. Un autre ex-candidat aux élections présidentielles qui croupit en prison depuis 2003. 

En effet,  Abderrahmane TLILI a cru aux velléités démocratiques du Président Ben Ali et  s’est présenté aux élections présidentielles de 1999. C’était une première dans l’histoire de la Tunisie.  En 2003, il s’est prononcé pour une candidature unique de l’opposition afin de fédérer les énergies. Pour Ben Ali il s’agissait là d’une faute impardonnable, voire d’une trahison car  Abderrahmane TLILI  a cessé de jouer la comédie de l’opposant de façade.  

Mais la guerre des clans autour de la succession de Ben Ali faisait déjà  rage à l’époque et Abderrahmane TLILI s’est retrouvé victime d’un règlement de compte politique  dans l’entourage proche du président. C’est cet entourage servile et comploteur qui le maintient en prison jusqu’aujourd’hui.

Cet opposant n’est pas un extrémiste mais un démocrate et un libéral. Fils d’Ahmed Tlili, militant syndicaliste et l’un des fondateurs de la Tunisie moderne, il a hérité de son père la passion de la politique. En mai 1968, Abderrahmane TLILI poursuivait  ses études  à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de cette expérience parisienne, il a gardé l’amour de la liberté et le sens de l’Etat. De retour en Tunisie, il a milité  au  sien du parti au pouvoir le Destour et puis il a participé à la création du  parti UDU (Union Démocratique Unioniste) en 1988. En conséquence, il est tombé en disgrâce à cause de son activisme, de son ambition et à sa volonté d’améliorer le système politique tunisien.  

Diabétique, Abderrahmane TLILI est aujourd’hui à bout de souffle, sa vue a baissé d’une manière dramatique, il a perdu la moitié de son poids, et une grande partie de sa mémoire.  Sa santé s’est dangereusement dégradée après une grève de la faim de plus de cinq semaine entamée en plein de l’été 2006 en vue de protester contre ses conditions de détention.

A 64 ans, le traitement médical, volontairement inadéquat qui lui est infligé a accéléré sa déchéance physique et intellectuelle. En effet, il est gavé de tranquillisants et de somnifères alors que son état de santé nécessite une hospitalisation immédiate. 

Nous craignons pour  la vie de cet opposant, et nous prions le président de la république Française  et  son ministre des affaires étrangères  de dénoncer ce crime et d’exiger la libération de Abderrahmane TLILI pour des raisons humanitaires.

Omar Khalassi, pour  le Comité International de Soutien à Abderahmane Tlili

Blog de soutien :  http://blogabderahmane.over-blog.com

Adresse électronique :   comitesoutien_atlili@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Omar khalassi
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